Faux mélanges

On peut en distinguer de trois espèces.

La première consiste à mêler réellement toutes les cartes, excepté une qu’on ne perd jamais de vue : pour cela, il faut d’abord la mettre sur le jeu ; ensuite, la prendre de la main droite, en retenant le reste du jeu dans la main gauche; et du pouce de cette dernière main, faire glisser dans la main droite, sur la carte de réserve, cinq à six autres cartes, et sur ces der-nières, encore cinq à six, et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les cartes se trouvent dans la main droite. Par ce moyen, la carte réservée se trouvera dessous ; et si, dans cet instant, on remet tout le jeu dans la main gauche, en retenant seulement dans la main droite la carte supérieure, on pourra faire repasser successivement toutes les cartes de la main gauche dans la main droite, en posant alternativement les cartes au-dessus et au-dessous de ladite carte supérieure retenue dans la main droite, jusqu’à ce qu’on soit parvenu à la carte de réserve qu’on mettra dessus ou dessous selon le besoin.
Le second faux mélange consiste à prendre, de la main droite, la moitié supérieure du jeu qu’on tenait dans la main gauche, pour le faire passer sous l’autre moitié, en remuant adroitement l’annulaire de la main droite, pour faire glisser

spectacle enfants

les cartes sans en déranger l’ordre (fig. 13), et remarquez :
1° qu’après avoir remué les cartes d’un paquet avec l’annulaire de la main droite, comme nous venons de les dire, il faut porter sous le jeu la carte B, et deux ou trois de celles qui la suivent immédiatement, pour faire semblant d’en laisser quelques-unes tout à fait par-dessous, et cependant les rapporter à leur place sous le paquet A;
2° Que le paquet A, qui était d’abord dessous et qui est actuellement dessus, doit être pris de la main droite pour être remis lestement à sa première place.
Le troisième faux mélange consiste à mettre sur le jeu la carte de dessous, et à prendre les cartes comme le représente la main droite de la figure :I; alors on laisse tomber sur la table les cinq à six cartes inférieures vers le point A.

A. C. E. D. B.

On laisse tomber un autre petit paquet au point B, à droite ; un troisième au point C, et toutes les autres cartes vers le point D, excepté la supérieure, qu’on porte seule au point E.
Alors on met sur la carte E, le paquet A, ensuite les paquets B, C, D, en employant alternativement la main gauche et la main droite pour plus de rapidité.
Par ce moyen, les cartes semblent être mêlées, quoique, en réalité, elles ne changent point de place.

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