Magicien des cartes

Filer la carte.

Lorsqu’une carte a été extraite du jeu, avoir l’air de la remettre au milieu, tandis qu’on la place dessous.

Pour filer la carte, il faut la tenir entre l’index et le doigt du milieu de la main droite, et tenir le reste du jeu dans la main gauche, entre l’index et le pouce de cette main. La carte supérieure que l’on veut substituer doit être un peu avancée vers la main droite (fig. 14).

Fig 14

Dans cette position, le doigt du milieu, l’annulaire et le petit doigt de la main gauche sont parfaitement libres, et c’est avec ces doigts qu’il faut prendre la carte qui est dans la main droite, lorsque celle-ci s’approche, en un clin d’œil, de la main gauche pour y prendre la carte supérieure que l’on veut substituer.

Aussitôt après cette substitution, les mains et les cartes sont comme dans la figure 15  mais l’index de la main gauche, qui sépare des autres

Fig. 15.

cartes celle qu’on vient d’apporter, doit aussitôt quitter sa place pour que la main et les autres cartes prennent la position initiale. J’espère que le visiteur a bien compris, sinon, le Melkior magicien , vous fera une joie de vous montrer cette passe lors d’une rencontre. Toujours d’actualité, ce magicien melkior en a fait son amusement.

Glisser la carte

Pour glisser la carte, il faut :

1° Tenir le jeu dans la main droite, et faire voir au spectateur la carte de dessous, que je suppose être l’as de carreau ;

2° Renverser le jeu sens dessus dessous pour faire semblant de prendre cet as de carreau avec un doigt de la main gauche (fig. 16) ;

Fig 16

3° Prendre, au lieu de l’as de carreau, la carte qui suit immédiatement, en faisant glisser cet

Fig 17

as de carreau en arrière avec l’annulaire et le petit doigt de la main droite, qu’on a mouillés un instant auparavant avec de la salive. Voyez la figure 17 qui représente les cartes et les mains telles que le spectateur les verrait par-dessous s’il se baissait pendant l’opération.

Enlever la carte

Pour enlever une ou plusieurs cartes il faut :

1 Tenir dans la main gauche les cartes qu’on veut enlever en diagonale sur les autres, et un peu avancées vers la main droite (fig. 18).

Fig 18

Fig 19

2° Prendre ces cartes avec la main droite, en les serrant un peu entre le petit doigt et le pouce (fig. 19).

3° Appuyer négligemment la main droite sur ses genoux ou sur le bord d’une table pour cacher la supercherie .

Nota.

Le doigt de la main gauche avec lequel on tire la seconde carte, au lieu de la première en dessous, doit être également mouillé de salive.

Poser la carte

On peut poser la carte de deux manières :

1° sur les autres qu’on tient dans la main gauche dans l’instant où l’on prie le spectateur de mettre sa main sur le jeu

Nota.
Dans ce premier cas, aussitôt qu’on a posé la carte, on éloigne un peu la main droite de la main gauche, de manière qu’on touche presque les cartes avec le doigt du milieu de la main droite, comme pour indiquer au spectateur l’endroit où on l’invite à porter sa main. Par ce moyen, il ne fait pas attention que les mains se sont rapprochées pour opérer un petit changement, et il pose bonnement sa main sur le jeu pour empêcher (mais trop tard) qu’on n’en fasse aucun.

La seconde manière de poser les cartes se fait dans l’instant où on prend le jeu sur la table

Dans ce cas, il ne faut pas ramasser les cartes en fermant la main comme à l’ordinaire, mais les faire glisser vers soi pour plus de rapidité, sans quoi le spectateur pourrait apercevoir que l’on avait des cartes dans la main. Il faut, cependant, se contenter d’une vitesse médiocre, qui suffit pour cacher ce moyen, tandis qu’une rapidité extraordinaire ferait soupçonner la supercherie. Hâtez-vous lentement.

Des cartes longues, larges ou biseautées.

Dans un jeu formé de la sorte toutes les cartes semblent égales dans le sens de leur coupe, mais en en retournant quelques-unes, de haut en bas, elles présentent au toucher de légères irrégularités qui les font facilement reconnaître, même quand on a fait couper et mêler le jeu plusieurs fois.

Les cartes longues, larges ou biseautées sont très utiles pour faire un grand nombre de tours ingénieux.

C’est par elles : que l’on retrouve la carte mêlée dans un jeu qu’un spectateur a mis dans sa poche .

Que l’un reconnaît une ou plusieurs cartes, au toucher, à l’odorat, au poids, les yeux bandés, a la pointe de l’épée, etc., etc. ;

beaucoup d’autres expériences, qui ne peinent trouver place ici, niais qui sont parfaitement expliquées dans notre Traite’ complet des Tours de cartes anciens et nouveaux, en vente à la même Librairie.

Enlever la carte

Nota.

Le doigt de la main gauche avec lequel on tire la seconde carte, au lieu de la première en dessous, doit être également mouillé de salive.

Glisser la carte.

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